Pour qui? Pour quoi?


A peine arrivée, j'ai eu envie de rédiger et d'illustrer nos découvertes et notre nouvelle vie. Pour ceux que ça intéresse, mais aussi pour nous, des fois que nos mémoires nous jouent des tours.

mercredi 6 mars 2013

Tokyo : Marché aux poissons de Tsukiji


C’est à l’aube que le marché de Tsukiji prend vie. Ce marché est connu pour être le plus grand marché aux poissons au monde : tous les jours, près de 3 000 tonnes de poissons sont déversées sur ses étals. Le ballet infernal des camions venant débarquer poissons et crustacés se mêle aux cris des mareyeurs en quête d’acheteurs et au brouhaha des visiteurs. Thon de Guam, saumon de Norvège, poulpes d’Afrique, saumons argentés du Chili, Shishyamo, etc. Près de 450 espèces de poissons venus du monde entier sont vendus en gros ou au détail par 1 500 commerçants. Les touristes sont tolérés dans les grandes halles s’ils n’entravent pas la bonne marche des ventes et certains endroits leur sont même interdits. (d'après Routard.com)

Il aurait fallu bien étudier toutes les interdictions
et les recommandations

La municipalité de Tokyo a annoncé que des gardes empêcheront les touristes d'assister aux ventes aux enchères de poissons "car ils photographient au flash et touchent les thons pendant le déroulement des enchères". La fermeture a finalement été réitérée à plusieurs reprises, et maintenant, la zone des ventes aux enchères a été limitée à un quota de visiteurs fixé à 120.
Depuis le tremblement de terre du 11 mars 2011, la zone de vente des intermédiaires n'ouvre aux touristes qu'à partir de 9 h.

Il faut être bien réveillé pour ne pas se faire renverser
par ces drôles de petits véhicules qui foncent à vive allure
Nous n'avions pas lu ce qui précède, si bien que nous sommes arrivés à 7 h. Nous n'étions pas les seuls touristes, mais le tourisme de masse est interdit. Sans le savoir, je n'ai pas utilisé de flash, j'évite en général de le faire.






Une dame dans sa petite cage, certainement
en charge du bureau
La bouilloire qui fume n'est pas un luxe,
il fait très frais par ici




















Un vrai petit bureau sans cloison

Comment cela se passe-t-il ? Le marché s’ouvre dès 5 h 29. Les acheteurs commencent par repérer les meilleurs poissons. Chaque poisson porte un numéro afin de faciliter les transactions. Il arrive que des pièces de très grande qualité atteignent les 10 000 euros. Le thon rouge est la pièce la plus convoitée mais également la plus menacée d’extinction à cause d’une pêche excessive. Dans un brouhaha indescriptible, les enchères commencent.














































Après plus de dix ans de débats, la décision a finalement été prise en mars 2012. Le marché aux poissons de Tsukiji devrait quitter son site historique en 2014 pour s’installer à Toyosu. Pendant ce temps, la construction du nouveau site a déjà commencé, malgré l’opposition de certains pêcheurs et des dangers sanitaires autour du site de Toyosu. (http://japon.aujourdhuilemonde.com/de-tsukiji-toyosu-un-marche-aux-poissons-qui-fait-des-vagues)





















Le volume annuel à Tsukiji a chuté à 570 000 tonnes en 2006, contre environ 800 000 tonnes vingt ans plus tôt. Tsukiji est concurrencé par les grands supermarchés et les discounts, qui achètent directement aux pêcheurs sans passer par Tsukiji.


Trouvé sur Wikipedia : "Le Japon consomme annuellement environ 500 000 tonnes de thon de qualité sashimi, dont environ 17 000 tonnes de thon rouge. Ce type de thon peut atteindre des prix très élevés au marché aux poissons de Tsukiji, lorsqu'il répond à de hauts critères de qualité, notamment lors de la première enchère de l'année, spécialement renommée et élevée, ayant généralement lieu le 5 janvier :
  • en 2001, un thon rouge de 214 kg atteint le prix de 20,2 millions de yens,
  • en 2009, un thon de 232 kg est vendu à 16,28 millions de yens,
  • le 5 janvier 2011, un thon rouge de 342 kg atteint le prix de 32,49 millions de yens,
  • le 5 janvier 2012, un thon rouge de 269 kg atteint le prix de 56,49 millions de yens,
  • le 5 janvier 2013, un thon rouge de 222 kg est vendu au prix record de 155,4 millions de yens, soit 1,38 million d'euros.
Au vu du prix, le morceau d’ōtoro (thon gras de couleur rose avec un taux de graisse proche ou supérieur de 25 %, le meilleur paraît-il) pourrait atteindre les 5 000 yens, soit cinquante euros, mais il devrait être vendu au prix normal de 418 yens, soit quatre euros."

La "tradition" c'est d'aller prendre un petit déj dans le quartier, comme bien des grossistes et des visiteurs. Nos pieds, à force de marcher sur l'eau glacée, l'étaient aussi. Il nous a toutefois fallu attendre une demi-heure devant le restaurant avant de pouvoir entrer. Une attente raisonnable quand on a vu les files des autres restaurants.


Au programme, sushi, what else? A la carte ou selon divers menu.


Préparation sous nos yeux







Une sélection de sushi avec une soupe miso et du thé vert
pour bien commencer la journée

mardi 5 mars 2013

Lost in Tokyo


Du Japon, je ne connaissais rien, ou si peu. Quelques films, souvent déprimants d'otaku (geeks) déprimés, de héros anonymes et solitaires, souvent à Tokyo.  Quelques bouquins aussi portant sur les mêmes thèmes ou très poétiques sur l'art ou la dépaysante existence de pêcheurs. Quelques films d'animation colorés et gentils. Quelques architectes dont les noms ont traversé la planète. Je déguste sushi et sashimi avec bonheur. Je sais 3 mots (bonjour, au revoir et merci) et je peux en lire bien plus grâce à mes rudiments de chinois (mais je ne sais pas les prononcer en japonais...).


J'ai écrit un billet sur AKB48, un groupe pop qui avait fait fureur par ici en 2011 et j'étais entourée de Japonaises lors de mon semestre à l'université en 2010. C'est bien ce que je disais, je ne connais rien de Tokyo...

J'ai vu l'endroit où AKB48 se produit

Mais je ne connais rien aux mangas !

Alors quand j'ai eu l'occasion d'aller à Tokyo, je n'ai pas sauté au plafond, d'autres endroits au Pays du soleil levant m'auraient plus attirée. Je me disais Shanghai, Tokyo, Hong Kong, Singapour, même combat, comme pour les boutiques de luxe. Mais j'ai quand même dit oui, par curiosité. Bien m'en a pris, même si le coup de foudre global n'a pas eu lieu, j'y ai fait de belles découvertes et j'ai engrangé de la matière à réflexion pour les mois à venir.

Dès le départ, surprise, la limousine ressemble
comme deux gouttes d'eau à un bus
Si j'aime bien aller voir ailleurs, c'est pour bousculer mes certitudes et mes valeurs qui sont déjà dans tous les sens avec ce séjour à Shanghai. Opérations déconcertantes, parfois amusantes, parfois douloureuses. Tokyo n'a pas manqué de me surprendre.


Pour s'y retrouver dans la ville et dans la foule, la règle de base est de comprendre comment tout est organisé. D'abord les quartiers, Shiodome, Ginza, Roppongi, Shinjuku, Shinbuya, ..., les mettre en place dans sa tête pour construire le puzzle. Ça, ça va, je sais, mon guide m'aide bien.

Roppongi 3-13-8

Des adresses étonnantes







Les adresses ne ressemblent en rien à ce qui m'est familier, pas vraiment de noms ou de numéros de rues, ni de blocks. Seules les rues principales ont des noms. Les numéros des maisons ne sont pas forcément consécutifs. En effet, jusqu'au milieu des années cinquante, les numéros des bâtiments étaient assignés selon la date de construction. Ce qui compte, c'est l'arrondissement (ou municipalité urbaine, désigné par son nom suivi du suffixe ku 区). Ceux-ci sont divisés en cho ou machi, puis en chome, les quartiers. Exercice pratique: Roppongi 3-13-8 (photo ci-dessus) signifie arrondissement de Minato-ku, 3 chome, 13 est le block de ce chome et 1 pour le numéro du bâtiment spécifique. A cela, il faut encore préciser que les étages sur terre portent l'initiale F et B est réservé pour les quartiers sous terre (ex. B3F); il est très facile de ne plus savoir si on se trouve sur ou sous terre, particulièrement dans les nouveaux quartiers. Je vois qu'on rigole déjà moins.


Un nouveau quartier. Sans voir la rue de base,
niveau F1, difficile de savoir si le niveau le plus bas
sur cette photo est B1F ou B2F

A cela j'ajoute un élément tout aussi déroutant. Les quartiers du centre affichent de nombreux plans, sensés faciliter notre orientation. Jusqu'à ma visite à Tokyo, j'ai toujours pensé que je me débrouillais plutôt bien avec des cartes. Tout à coup, je n'y comprenais plus rien, les lignes de métros ou de trains se mettaient de tourner vers le haut gauche alors que juste avant elles partaient vers le bas. Je me suis mise à douter... jusqu'à que je réalise que le nord des plans n'était pas forcément en haut, comme c'est généralement le cas en Occident.

Une fois qu'on sait où se trouve le nord,
plus besoin de scruter le ciel pour se repairer
à la position du soleil
Un nord mobile



Justement, les transports, parlons-en ! Quand on regarde le plan, on a l'impression de se pencher sur un bol de nouilles. Et pourtant, une fois que la gare est localisée, que l'étage est déterminé, tout va bien. L'apparente complexité provient du fait que le système est composé de métros municipaux, de métros privés, de trains urbains et de trains régionaux. Il m'a semblé que les trains étaient plutôt sur terre et les métros sous terre (à différents niveaux). Vue depuis notre chambre au 33e étage sur les trains :

(musique Archive, Seamless)




Dans les stations, tout est clairement indiqué et pas si complexe, dans le fond. Et même les changements sont plutôt aisés malgré les différents systèmes.



Pour trouver des yens, et il en faut beaucoup, c'est simple en apparence. Des machines ATM sont à disposition dans beaucoup d'endroits. Chouette. Sauf que les cartes connues crachent des billets que si on se trouve en possession de leur version japonaise.

Celle-ci a bien voulu faire preuve de générosité
Les postes sont, elles, reliées au système international. Mais
encore faut-il en décoder le logo







En cas, d'un petit creux, les nombreux restaurants offrent des repas alléchants avec parfois des cartes illustrées, parfois en anglais, mais moins qu'à Shanghai.

Ici, on sait sur quelle partie du poisson notre choix
s'est porté. Par contre, pas d'information sur
le poisson. Quelle importance, dans le fond,
c'est très bon.

Et je terminerai ce billet en me référant au film de  Sofia Coppola, Lost in translation.

Le français semble avoir la cote. Beaucoup de magasins
portent des noms qui paraissent familiers. Mais que signifie
"relâcher & non-sens" pour des fringues ?




La minuscule flèche indique le Mont Fuji, vu de l'hôtel dans
lequel le film a été tourné.
Ma géographie du Japon a de grosses lacunes. Je voyais cette
montagne au nord du pays.






mercredi 20 février 2013

Drogba, c'est fini


Oh, je suis biens consciente de ne pas offrir un scoop.

L'international Ivoirien Didier Drogba s'est engagé un an et demi avec le club turc de Galatasaray, a rapporté dimanche soir la chaîne publique turque TRT, citant une source proche du club stambouliote. Le montant du contrat n'a pas été annoncé par cette chaîne qui a affirmé que Galatasaray s'apprêtait à annoncer officiellement ce transfert. (Le Matin, 20.02.2013)

C'était le 19 mai 2012. Didier Drogba remportait la Ligue des champions avec Chelsea aux dépens du Bayern Munich. Neuf mois plus tard, le temps de vivre une expérience guère concluante (mais lucrative) en Chine, au Shanghai Shenhua, et voilà l'attaquant ivoirien de retour dans la plus prestigieuse compétition européenne. [...] L'ancienne star de l'OM, âgée de 35 ans, s'est engagée le 28 janvier dernier avec le club d'Istanbul pour une saison et demie, jusqu'en 2014. Dès son arrivée à l'aéroport de la ville turque, le 8 février, Drogba a compris qu'il était arrivé dans une ville de foot (et de folie aussi). Après avoir obtenu l'autorisation de jouer par la Fifa, Drogba, qui a signé un contrat d'un an et demi courant jusqu'en juin 2014 pour 10 millions d'euros, n'a pas tardé à justifier l'enthousiasme démesuré qu'il a suscité... (Europe1.fr 19.02.2013)


Si les médias européens sont prodigues en détails, par ici ils sont plus discrets. On nous apprend qu'il est parti en mauvais termes de Shanghai. Un avocat de la place indique qu'il a cassé son contrat et qu'un procès auprès de la FIFA a 99% de chance d'aboutir. De son côté, Drogba a demandé à la FIFA d'annuler son contrat avec Shanghai Shenhua pour défaut de paiement. L'histoire d'amour est donc bien terminée.

 
Le stade de Hongkou

C'est vrai que Shanghai Shenhua va mal. L’Association chinoise de football, après une enquête qui a duré 3 ans, vient de retirer au club son titre de 2003 et a banni à vie 2 responsables nationaux (qui sont en prison pour plus de 10 ans) et 31 autres personnes dans le but de "nettoyer" le football chinois de pratiques douteuses. Le club doit en outre s’acquitter de 1 million de yuans et se voit dépouiller de 6 points dans le championnat actuel.


Il faut dire que le match de finale de 2003 avait été un peu arrangé, tout comme tellement de coups bas, paris, arbitres achetés, joueurs achetés, rien que du courant sur la planète foot.


Mais c'est aussi vrai que, même sans connaître Drogba ni même m'intéresser à sa fabuleuse carrière, je le mets immédiatement dans la catégorie des conquistadores de cet Eldorado qu'est la Chine. Leurs yeux se mettent à briller, leur imagination s'emballe à la vue de l'exubérance et l'énergie environnantes, tellement qu'ils en oublient que la Chine est aussi un pays d'arrangements et de combines chinoises, donc mystérieuses.

mardi 19 février 2013

St Valentin à Cebu


En général, les fêtes comme la St Valentin m'irritent, il y a tellement d'autres moments pour être romantique tout au long de l'année.






















Pourtant, à Cebu, à force d'entendre dès le réveil "Happy St Valentine", j'ai eu l'impression que ce n'était pas juste une fête commerciale, mais qu'elle mettait les Filipinos en joie. Alors, du coup, moi aussi ! Et ça m'a suffi d'être en joie, sans rose, et sans ballon rose !





















A Cebu, la meilleure manière de passer une bonne St Valentin est d'aller à l'église en fin de journée, puis de flâner dans un centre commercial.


Et pour ceux qui aurait raté l'occasion de célébrer, séance de rattrapage le 13 août 2013 pour la St Valentin chinoise, Qixi jie.

lundi 18 février 2013

Cebu, c'est où ?


Je l'avais dit en 2011, à cette époque, il nous faut du chaud et les Philippines c'est tentant. Nous nous sommes bien remis de l'absence d'avion à l'aéroport de Taytay, nous pouvions donc retenté une expérience. Pourquoi Cebu? Parce que nous nous y sommes pris relativement tard et que le choix n'était plus très vaste. Pourquoi pas?

En ville de Cebu
Cebu est situé au centre de l'archipel des Philippines, au sud de Manille, la capitale.



Cebu est d'abord une île étroite, densément peuplée (par les Cebuanos), s'étendant sur près de 200 kilomètres du nord au sud et sur une quarantaine de kilomètres d'est en ouest dans sa plus grande largeur. Elle est traversée, dans le sens de la longueur, par une épine dorsale montagneuse culminant à 1 108 mètres au mont Cabalasan. Son climat est tropical. Elle est entourée par 167 îles plus petites dont celles de Mactan, où se trouve l'aéroport et où nous avons séjourné.

Des terrains à louer ou à vendre comme celui-ci
sont nombreux à Cebu.
Intéressé(e) ? Il y a le N° de téléphone...
Cebu est l'une des provinces les plus développées du pays. La ville principale, centre administratif et deuxième zone portuaire des Philippines, est Cebu City. En incluant les villes adjacentes de Mandaue et de Lapu-Lapu (Mactan), l'agglomération dépasse les deux millions d'habitants et constitue le deuxième ensemble urbain du pays après celui de la capitale Manille. C'est est aussi la plus vieille ville des Philippines et elle a été le premier lieu de colonisation des Espagnols dans l'archipel. Deux ponts ouverts à la circulation routière et franchissant le bras de mer relient les îles de Mactan et de Cebu.


La basilica Minore del Santo Niño date du XVIe siècle.
Elle a été fondée par un prêtre augustinien à l'endroit où l'image du "Santo Niño",
une sculpture représentant l'Enfant-Jésus, fut trouvée par les explorateurs espagnols en 1565.
En 1735, le gouverneur de Cebu a ordonné sa construction en pierre dure au même endroit que l'ancienne.
En 1965, au cours du quatrième centenaire de la christianisation des Philippines,
le Pape Paul VI a élevé l'église au rang de basilique mineure.
Tout ça pour dire que les les Philippines constituent la principale communauté catholique de l'Asie.
80% des Filipinos sont catholiques; l'arrivée de missionnaires protestants américains, au début du XXe siècle,
a entraîné l'implantation de nombreuses organisations religieuses protestantes
et la religion islamique est pratiquée par 10% de la population (particulièrement au sud du pays).
L'île de Mactan se situe à quelques centaines de mètres à l'est de l'île de Cebu  et se partage entre la ville de Lapu-Lapu et la municipalité de Cordova. Nous étions à Lapu-Lapu, un nom que j'ai trouvé très exotique, sans en connaître le sens.

Une balade le long de la rue principale de Lapu-Lapu

Exotique peut-être, mais quand on sait pourquoi cette localité porte ce nom dépaysant, on déchante tout de même un peu. On veut savoir pourquoi ?


Lapu-Lapu a été considéré comme un héros philippin, symbole national de la résistance contre l'Espagne colonisatrice. Il est à ce titre cité, sous le nom de roi Kalipulako de Maktan, dans l'acte de proclamation de l'indépendance du peuple philippin de 1898, qui marque l'indépendance des Philippines vis-à-vis de la couronne d'Espagne après plus de trois siècles de colonisation.

Je me demande si "kasalo" signifie "maousse"
Bon, d'accord, mais nous voulons en savoir davantage. Pour cela, il faut remonter en 1521, quand Magellan est arrivé avec son équipe aux Philippines. Ils trouvent des paysages idylliques, les épices, les oiseaux multicolores, des indigènes qui semblent pacifiques. Une première escale a lieu sur l’île de Limasawa, où est dite la première messe, une seconde sur celle de Cebu où le roi Humabon se convertit au christianisme avec son peuple. Jusque là, tout va bien.


Lapu-Lapu, roi du minuscule îlot de Mactan refuse de se soumettre aux envahisseurs. Magellan mène une expédition contre lui en estimant que soixante hommes en armure dotés d’arquebuses peuvent vaincre des indigènes nus trente fois plus nombreux. Magellan tombe sous les coups, avec six de ses compagnons, le 27 avril 1521 : les guerriers de Lapu-Lapu se sont confectionnés des boucliers en bois extrêmement dur, résistant aux arquebuses, tout en s'armant de flèches empoisonnées dont le venin ont un effet quasi-immédiat.

On nous annonce un McDo, mais pas dans cette bâtisse
 Triste fin pour un navigateur qui a parcouru un bon bout de la planète (et qui a tout de même un détroit à son nom). Si on veut se renseigner sur la vie, l’œuvre et, surtout, les voyages de Magellan : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_de_Magellan













dimanche 17 février 2013

Les Philippines, pays corrompu?

J'espère bien qu'il ne faut pas acheter le formulaire d'entrée
dans le pays !
Je ne cherche pas à me faire des ennemis. Je rentre de Cebu aux Philippines, endroit où les gens sont sympathiques, souriants, chaleureux... Un pays que je ne prétends pas connaître, deux fois une semaine, c'est à peine suffisant pour faire le plein de chaud, pas pour débusquer des cas de corruption.

Pourtant, sans chercher beaucoup, dès notre entrée dans le pays, il y a des remarques écrites (comme celle ci-dessus) et des commentaires qui surprennent. Par exemple, des élections sont prévues en avril; lors d'une course en taxi alors que les noms des candidats sont affichés partout, il est de bon ton de demander au chauffeur si ce sont de bons politiciens. La réponse fuse : "Celui-ci est bon, pas corrompu." En creusant un peu, il admet: "Un peu, mais pas tellement." Un surveillant de notre hôtel nous parle aussi de l'ancienne présidente Gloria Macapagal-Arroyo. Dès mon retour, je lis sur Wikipedia qu'elle est emprisonnée depuis décembre 2011 au Veterans Memorial Medical Center à Quezon City pour sabotage électoral.

Je lis aussi sur Inquirer Global Nation (http://globalnation.inquirer.net/58823/philippines-remains-one-of-most-corrupt-countries-survey) que les Philippines est l'un des pays les plus corrompus au monde, un peu moins toutefois que ses voisins, l'Indonésie, le Vietnam et le Bangladesh.

Il faut aller voir sur http://cpi.transparency.org/cpi2012/
pour savoir où se situent les pays en matière de corruption
Il semble que la situation s'améliore au fil des années tout de même.

Tout cela m'a amenée à trouver (sur Internet, pas toute seule) une définition pour la corruption :

"... la perversion ou le détournement d'un processus ou d'une interaction avec une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d'obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d'obtenir une rétribution en échange de sa bienveillance. Elle conduit en général à l'enrichissement personnel du corrompu ou à l'enrichissement de l'organisation corruptrice (groupe mafieux, entreprise, club, ...). C'est une pratique qui peut-être tenue pour illicite selon le domaine considéré (commerce, affaires, politique...)."


Si j'en reviens à notre chauffeur de taxi filipino, je me dis que lui aussi, comme tellement d'autres dans sa profession, a pratiqué sa "petite cuisine". Normalement, en allant faire la queue à la station de "metered taxi", nous pensions avoir affaire à un chauffeur réglo qui enclencherait son compteur dès  l'ouverture de la portière. Pas du tout, pas de compteur, pas même de geste en direction de celui-ci!

Et pourtant, l'affiche trouvée à l'aéroport le dit bien :
Soyez honnête
Même si les autres ne le sont pas
Même si les autres ne le seront pas
Même si les autres ne le peuvent pas
C'est déjà bien d'essayer...