Pour qui? Pour quoi?


A peine arrivée, j'ai eu envie de rédiger et d'illustrer nos découvertes et notre nouvelle vie. Pour ceux que ça intéresse, mais aussi pour nous, des fois que nos mémoires nous jouent des tours.

lundi 6 janvier 2014

T'as pas 100 balles ?

Beijing, Palais de l'Assemblée du Peuple
 







Des billets de banque, on en reçoit, on en donne, mais les regarde-t-on ? Ceux que nous utilisons actuellement sont nés en 1999. Ils représentent chacun un site touristique incontournable.

Le yuan ( 元 ) ou renminbi ( 人民币 ; littéralement : " la monnaie du peuple " ; parfois abrégé RMB) est la devise nationale de la Chine à l'exception de Hong Kong et Macao. Le yuan est l'unité de compte, et le renminbi la monnaie réelle. Le yuan est émis par la Banque populaire de Chine. Le nom de cette institution, Zhōngguó rénmín yínháng ( 中国人民银行 ; littéralement : " Banque populaire de Chine ") est imprimé en caractères chinois simplifiés sur chaque billet émis. 

Hangzhou, les Trois Bassins reflétant la Lune









Avant 1995, deux monnaies différentes étaient utilisées : le renminbi et le foreign exchange certificate (FEC). Le FEC était exclusivement destiné à l'usage des étrangers. Une parité quasi fixe avec le dollar américain a longtemps prévalu. Elle a été remplacée le 21 juillet 2005 par une indexation à un panier de monnaies où figurent les principales devises de la planète (très majoritairement le dollar) et le yuan a été dévalué de 2,1 % par rapport à la monnaie américaine. Des pressions, émanant notamment de parlementaires américains, veulent rendre le yuan davantage flexible — sans beaucoup de succès pour le moment.
La montagne sacrée Taishan dans le Shandong









En mandarin, le yuan est généralement appelé kuai ( 块), terme qui sert souvent de séparateur entre les yuans et les jiaos : ainsi, 1,5 RMB se dit 1 kuai 5 (yí kuài wǔ). Toujours en chinois mandarin, le (1/10 yuan) jiao est généralement appelé mao (毛), terme signifiant poil

La première des Trois Gorges sur le Yangtsé









Un yuan est divisé en 10 jiao (角, le caractère signifie aussi corne) et en 100 fen (分, le caractère signifie aussi partie). A Shanghai, parce que la vie chère, le jiao/mao encombre plus le porte-monnaie qu'il n'est utile. A la rigueur, la pièce de 5 mao peut servir, mais souvent ajoutée à une pièce de 1 kuai au moins (pour le quotidien China Daily, pour un baozi...).

Il existe en circulation des pièces de 1 yuan, 5 et 1 jiao, et plus rarement de 5, 2 et 1 fen.

Les billets de banque existent en coupures de 100, 50, 20, 10, 5, 2 et 1 yuan. Il existe aussi des billets de 5, 2 et 1 jiao, plus petits que ceux des yuans. Parlons de ces billets. 100 kuai valent 15 CHF / 12 EUR / 16 USD. Pour une Maserati, il faut une jolie liasse. Même pour un mouton dans le Xinjiang, les liasses étaient bien épaisses. Les billets de 1 kuai, sont peu utilisés à Shanghai, on préfère les pièces. Par contre, ailleurs, il semble que l'on préfère les billets. De nouveau dans le Xinjiang, nos porte-monnaies étaient remplis de coupures en mao.

Les billets de banque comprennent des mentions en plusieurs langues : en chinois écrit simplifié avec une romanisation pinyin non accentuée, en ouïgour, en mongol, en tibétain, en zhuang.


Lhassa, Palais du Potala










Guilin, rivière Lijiang










Ces billets qui sont très jolis mais qui ne servent plus trop à Shanghai

samedi 4 janvier 2014

Musée du verre (Shanghai Museum of Glass)


A la suite de notre visite au Rock Bund Museum, nous sommes parties à la découverte du Shanghai Glass Museum. Je n'écris pas parties à la découverte en vain, c'est drôlement loin du centre. La carte trouvée sur le site web en minimisait l'éloignement, on pouvait emprunter 2 lignes de métro, j'ai opté pour la ligne 1. 10 arrêts de People's Square vers le nord et ce n'est pas tout. Sur la carte, j'ai vu un block, je sais marcher, je zappe les indications concernant les bus. Bien mal m'en a pris, 40 minutes de marche d'un bon pas,  le long d'une route à grand trafic bordée de garages, un jour bien pollué, de quoi arriver au musée dans une humeur maussade.













Mais je ne suis pas rancunière, j'accepte de reconnaître que l'on n'a pas voulu intentionnellement me perdre dans le district de Baoshan et que l'on me reproche de ne pas avoir pris le bus ! J'accepte, car j'avais lu avant que ce musée figurait sur un site d'architecture et de design comme l'un des plus beaux musées du monde, rien que ça. J'ai déposé mon barda et ma mauvaise humeur dans un casier; nous étions prête pour la visite.



Le Shanghai Museum of Glass a ouvert ses portes en 2011, dans une ancienne usine verrière de 3250 m2. Soutenu par l'Etat chinois, il a été construit à l'initiative de Zhang Lin, directeur de la SGC Shanghai Glass Company Ltd, une entreprise spécialisée dans la fabrication de produits d'arts de la table. Entièrement imaginé et conçu par le studio d’architecture allemand Logon Architecture en collaboration avec Coordination Asia. En effet, c'est une belle enveloppe. Je me demande toutefois si les architectes chinois n'en ont pas marre qu'on mandate tous ces étrangers pour des réalisations étourdissantes.
















Les collections sont réparties en quatre sections : la première explique le matériau aux visiteurs, la seconde retrace l'histoire du verre en Chine, la troisième est dédiée à la place et à l'image du verre dans notre quotidien, et la quatrième est consacrée à l'art verrier contemporain, montrant des pièces de verriers chinois (Zhuang Xiaowei, Wang Qin, Luo Xiaoshu, Qing Lin...) et internationaux (Stanislav Libensky, Jaroslava Brychtova...). Autant le dire tout de suite, nous avons passé rapidement les sections une et deux. Je n'ai pas été fascinée par la troisième section non plus, mais il y avait des activités interactives qui nous ont amusées.



















Par contre, de la dernière section, j'en reprends volontiers une tranche. Les travaux de verriers en général m'inspirent assez peu. Ça, c'était avant que je m'extasie devant ceux qui sont exposés dans ce musée. Tout à coup, je n'ai plus considéré le verre comme un liquide, mais comme un bloc de pierre qui joue avec les couleurs et la transparence. J'aimerais tellement voir un artiste travailler de telles pièces, couler et créer, attendre que le verre durcisse pour le liquéfier à nouveau, l'étirer, dompter la masse gluante, alors que je n'ai vu que des artisans qui mettent leur savoir-faire à viser la perfection d'un verre ou d'un vase. Je sais, je peux parfois ne pas être très gentille. Je ne sais pas non plus très bien décrire



A l'arrière du bâtiment se donnent des cours de soufflage de verre, voilà ce qui pourrait m'intéresser. Pour cela, il faut s'inscrire à l'avance. Je pourrais bien y retourner.




Adresse : Bldg 8, 685 Changjiang Xi Lu, près de Gangsi Lu, Boashan District, 宝山区长江西路685, 近钢四路



mercredi 1 janvier 2014

Retour sur 2013

Je me suis émerveillée à attendre les orages estivaux depuis
mon nouveau perchoir

Début d'année, envie de faire un bilan de celle écoulée, un exercice qui me plaît, une année ça passe vite ! Si je ne me recueille pas quelques moments en repassant 2013 dans ma tête, j'ai peur qu'elle ne s'enterre un peu trop vite sur un disque dur, mélangée aux années précédentes.

Sans vouloir mettre un ordre de priorité dans mes souvenirs,
celui-ci est malgré tout celui qui m'aura le plus marquée,
le marché de Kashgar avec sa foule d'hommes et d'animaux,
les cris et les odeurs



Si Cebu n'a pas été une "belle" découverte, trouver le chaud
en plein février a été très agréable. Tout comme le sourire
de ces enfants. J'espère qu'ils vont bien...


Il ne faisait pas tant chaud au marché de poissons de
Tokyo. La découverte d'un monde inconnu.









Le printemps a mis du temps à arriver.
Une virée à Hangzhou en indique l'arrivée.
La récolte du thé battait son plein.
Les images de Hong Kong peuvent être
très impressionnantes de beauté. C'est
pourtant celle-ci que je garde. Authentique...


Nous avons quitté notre 2e appartement
en juillet. J'ai pensé que je regretterais
la vue sur Xujiahui et le laser qui balayait
notre ciel. J'ai oublié de regretter.
C'est ici que je me suis sentie à nouveau à la maison,
dans le fouillis de cette rue en plein changement.

Si je rêvais d'un voyage, c'est bien de celui-ci. On nous
avait prédit toutes sortes de risques, il n'en a rien été.
Kashgar était magique.
Ce n'est pas forcément le désert que j'ai préféré, mais
l'image est belle. Les dunes seules à l'infini m'ont fascinée.


Eux, et tous ceux qui travaillent "dans l'ombre" rendent
la Chine prospère, c'est ce que je me dis tous les jours
quand je les vois porter, empiler, trier, faire et refaire.
Pour encore 6 mois, c'est ma ville, moment d'émotion !

Et je ne saurais terminer avec ma larme à l’œil, sans un grand merci à celles et ceux qui sont venus ou revenus nous rendre visite :








 Merci aussi à celles et ceux qui me lisent et partagent leurs commentaires.

 Une belle année 2014 à toutes et tous !