Pour qui? Pour quoi?


A peine arrivée, j'ai eu envie de rédiger et d'illustrer nos découvertes et notre nouvelle vie. Pour ceux que ça intéresse, mais aussi pour nous, des fois que nos mémoires nous jouent des tours.

mercredi 14 septembre 2011

Avril 2011 : Beijing - Pékin - 北京

Le Temple du Ciel. Pour moi, la plus harmonieuse construction de Beijing

Le guide Lonely Planet le dit en introduction : "Chargée d'histoire, Pékin se redéfinit et se réinvente pourtant quand d'autres villes se contentent de se reposer sur leurs lauriers." Voilà qui est dit!

Si j'avais pu décider début 2010 où nous irions vivre en Chine, c'est bien Pékin que j'aurais choisi. J'avais beaucoup aimé m'y balader en 2007, les palais, les hutongs, le dynamisme en vue des J.O. avaient bien éclipsé les appâts de Shanghai. C'était donc avec une légère déception que j'avais collé l'étiquette Shanghai sur nos cartons. Pourtant, j'ai commencé à avoir des doutes sur les charmes de Pékin quand j'ai questionné des "étrangers" chinois vivant à Shanghai. Pourquoi Shanghai, pourquoi pas Beijing? La réponse invariable, et de plus en plus prévisible : Beijing est beaucoup trop politique, trop rigide. Ah bon!

Pékin, ville méditerranéenne? En tous cas au niveau de la latitude, 39° 54' 20" N




Et plutôt au nord de la Chine
Wikipedia nous offre des précisions :
"Pékin ou Beijing (littéralement « capitale du nord ») est la capitale de la République populaire de Chine. Située dans le nord du pays, la municipalité de Pékin (北京市, abrégé en 北京), d'une superficie de 16 800 km2, borde la province du Hebei ainsi que la municipalité de Tianjin. Pékin est considérée comme le centre politique et culturel de la Chine, tandis que Hong Kong et Shanghai dominent au niveau économique."

Capitale, elle l'a été à plusieurs reprises, même si elle a parfois dû laisser sa place à Xi'an ou à Nanjing.
"À l'époque de la Chine impériale, Pékin est désigné pour la première fois comme capitale de l'Empire en 1153 sous la dynastie Jin. La ville perd son statut en 1368, au détriment de Nankin. Vers 1403, l'empereur Yongle transfère à nouveau la capitale à Pékin, un statut qu'elle ne perdra que pendant la période de troubles entre 1928 et 1949, date de la fondation de la République populaire de Chine par Mao Zedong.
De nos jours, Pékin constitue le véritable centre politique de la République populaire de Chine. On y trouve les sièges du gouvernement chinois. Ainsi, le Palais de l'Assemblée du Peuple est situé à l'ouest de la place Tian'anmen."

Ça semblait donc logique que nos visiteurs d'avril aient eu envie de voir ce qu'il en était. Nous nous réjouissons donc d'y retourner pour voir si notre regard a changé.

La Place Tian'anmen qui a l'air vide tant elle est vaste

La Cité Interdite depuis l'extérieur
La Cité Interdite, vue depuis la Place Tian'anmen.
Nous aurons tous notre photo


A l'entrée de la Cité Interdite, toute la discipline des soldats...
 
... et celle des visiteurs
Ici, le groupe "casquettes rouges"





















Il ne faut pas oublier de lever le nez.
Les couleurs ont été ravivées
pour les J.O. 2008.
Ne rien rater de la majesté des cours et
des salles

Mais ne pas oublier de reprendre des forces

Les "incontournables " qui nous avaient tant plu sont toujours d'une beauté saisissante, par les formes, les couleurs ou leurs particularités. Nous y ajouterons le Palais d'été, le lac Houhai et quelques hutongs autour de Nianluogu Xian qui manquaient à notre collection.


Au nord de la Cité interdite, il y a cette étonnante "montagne", dont la terre provient du creusement du Palais. De là-haut, le coup d’œil vaut bien l'énergie dépensée à s'y rendre.

Depuis la Cité interdite, le parc Jingshan
D'en-haut du parc Jinshan, la Cité interdite,
et dans le fond, le dôme du Centre national des arts du spectacle

C'est drôlement impressionnant, cette ville au milieu de la ville

Alors, dans un tel endroit, il faut se faire immortaliser






































On l'a vu de loin, le voici de près: le Centre national des arts du spectacle de l'architecte français Paul Andreu. Il fait partie de la lignée d'édifices, parfois controversés, qui ont changé la ligne d'horizon de la ville depuis les J.O. de 2008.




Le bâtiment de CCTV pensé par le néerlandais Rem Koolhaas
et pris en photo par un inconnu car nous n'avons pas trop de
recul pour le faire...

... tout comme le terminal 3 de l'aéroport conçu par l'Anglais,
Norman Foster. Le toit est supposé représenter un dragon.
Par contre, dans le bar Lan, signé par Philippe Starck,
tout est visible...

... même les toilettes!

Et, bien sûr, le fameux "Nid d'oiseau" d'Herzog et de Meuron :


Allons donc faire un tour par là, au centre olympique :

Ce n'est pas la place qui manque

où l'on peut revêtir un maillot,
tenir une torche et se faire photographier
A l'intérieur du nid
Le Cube qui accueillait les événements de sports d'eau
Le quartier de Qianmen Dajie était en réfection en 2007. Maintenant, il est très/trop joli. Attendons encore quelques années pour qu'il se patine un peu et ressemble moins à une rue de parc d'animation.


















Nous aimons bien nous promener dans les hutongs. Mais dans le fond, depuis le temps que j'en parle, qu'est-ce que c'est? Consultons Wikipédia :
"Un hutong (en chinois : 胡同 ; en pinyin : hútong) est un ensemble constitué de passages étroits et de ruelles, principalement à Pékin. C'est un mot mongol (hottog à l'origine) qui signifie puits, parce que les résidents vivaient souvent près d'une source ou d'un puits. À Pékin, les hutongs sont constitués par des lignes de siheyuan, (habitations emmurées possédant une cour carrée). La plupart des quartiers de Pékin ont été formés en joignant un siheyuan à un autre, qui lui-même rejoignait un autre siheyuan, et ainsi de suite jusqu'à créer la ville entière. Dans la vieille Chine, la définition des rues et des ruelles était stricte, les largeurs étaient fixées par des règlements. Les hutongs faisaient rarement plus de 9 mètres de large, certains seulement 3 ou 4 mètres. De nos jours, les hutongs sont restés étroits et sillonnent encore la ville. Cependant, la ville est victime d'un processus d'urbanisation qui tend à faire disparaître les habitations traditionnelles au profit d'immeubles modernes. Les hutongs sont donc démolis à une vitesse rapide."



De jour, les ruelles sont bien paisibles et le soir aussi puis qu'on peut même y promener son oie!

Comme nos promenades, nos lits alternent entre le carrément moderne :

 
et le franchement traditionnel dans un hutong :


J'en ai un peu parlé dans Parcs, celui qui entoure le Temple du Ciel est un bijou, tout comme le temple. Des spécialistes de diabolo...

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... aux agiles aux barres parallèles...

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... en passant par des amateurs de danse.

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Et le soir, on se retrouve dans la cacophonie du lac Houhai, où les musiciens se font concurrence à chanter plus fort les uns que les autres.


Alors, c'est bien, Beijing? Oui... et non. A côté de toutes ces splendeurs, il reste, malgré tout, le Beijing politique, la capitale de la Chine, là où beaucoup de choses sont contrôlées, parfois interdites.

Est-ce qu'il ne serait pas plus simple d'indiquer ce qu'on ose faire?

3 commentaires:

  1. Oh la la, c'est tellement tout ca! J'ai été réellement soufflée par la Cité Interdite et le Temple du Ciel, toute cette 'magie' liée aux anciens, au Divin, au ciel. Ces tuiles jaunes or étincelantes de la Cité et les proportions superbes du Temple du Ciel m'ont subjuguées. Et dans la meme ville, ces architectures contemporaines comme l'oeuf de Paul Andreu (opéra) ou le fameux nid de nos potes suisses. Fort en émotions, Parce qu'on sent que Beijing change, se renouvelle, mais n'oublie cependant pas son passé avec ses hutongs, sa Cité et Temples. Mais j'ajouterais a ta description de Beijing: une ville où il n'y a pas les trottoirs bondés de gens, où il faut traverser seulement où c'est indiqué , où les barrières longent les trottoirs et où le canard laqué est à tomber! Miam!

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  2. Quel enthousiasme!
    Et je crois qu'il y aurait encore plein d'endroits à Beijing à visiter. J'espère pouvoir découvrir d'autres quartiers, d'autres endroits, et peut-être reprendre un cours de cuisine, comme nous l'avons fait.

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