Pour qui? Pour quoi?


A peine arrivée, j'ai eu envie de rédiger et d'illustrer nos découvertes et notre nouvelle vie. Pour ceux que ça intéresse, mais aussi pour nous, des fois que nos mémoires nous jouent des tours.

vendredi 26 août 2011

Moganshan Lu ou M50


Des galeries d'art en ville, il y en a pas mal, mais il s'agit souvent de petites galeries. Quand on n'est pas très connaisseur (et un peu paresseux, avouons-le), la motivation manque d'aller dans un endroit, juste pour 4-5 œuvres d'un artiste forcément inconnu, Chi Peng ou Lei Hong, à priori ça ne me dit pas grand chose. A part pour des photos, parce que je suis en général fan de ces regards parfois décalés, parfois objectifs, sur cette Chine et belle et moche et insolite.

C'est donc très attirant d'aller visiter un "art district", un endroit qui regroupe plus de 120 galeries. Au départ, dans les années 30-40, c'était des entrepôts et des usines de textiles. Qui ont fermé en 1999. Puis qui sont devenus le berceau de l'art contemporain à Shanghai depuis 2000, grâce à un artiste, Xue Song, qui a vu dans l'endroit un vrai potentiel avec des loyers plutôt bas. Il a été rapidement suivi par d'autres artistes, des gens de renoms et d'autres en devenir, ce qui a sauvé l'endroit de la démolition.  Il fallait que Shanghai ait un équivalent au quartier "798" de Beijing, toujours cette rivalité. Apparemment, Beijing est mieux, plus grand, plus fort, plus beau...

Et si on allait y faire un tour?

Je vois que Google n'a pas encore adapté la nouvelle fusion entre les districts de Luwan et de Huangpu
du 1er juillet 2010,  faisant ainsi disparaitre Luwan. Ici, moins d'une semaine après quasi toutes les traces de Luwan avaient disparu, à part celles gravées dans la pierre, bien sûr.
Mais ceci ne nous regarde pas, et, surtout, n'a rien à voir avec le sujet.
La rivière Suzhou était, jusqu'à la fin des années 90, un endroit peu conseillé, puant et pollué. Il a fallu que les autorités décident de la nettoyer pour que des gens aient envie d'investir le long de ses berges. Maintenant c'est fait, la rivière est bordée de hauts complexes immobiliers avec jardins. Heureusement, non loin de la rivière Suzhou, ont survécu quelques friches industrielles autour de la rue Moganshan qui sont donc devenues M50.



En sortant du métro, on se trouve dans une zone d'habitations compactes. Puis, à peine la rivière franchie, le mur de graffitis est une distraction bienvenue. Pas tellement par la qualité des œuvres, ça varie d'une fois à l'autre, mais plutôt parce que ce doit bien être le seul endroit où j'ai vu les artistes en pleine folie créative. Ici, pas de travail en catimini au milieu de la nuit. Mais non, en plein jour se créent devant nos yeux des tableaux étonnants.

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Et puis, l'espace M50 s'ouvre devant nous.

 












































Comment choisit-on d'entrer dans une galerie plutôt que dans une autre? Des escaliers raides, une sculpture à l'extérieur, une affiche aguichante, un espace intéressant, une envie de se rafraîchir... toute excuse est bonne pour de bonnes ou de moins bonnes découvertes.



































Lors de notre première visite, nous avons vu une toile que nous aimions bien. Dommage qu'on en ait demandé le prix, elle ne sera jamais sur un de nos murs. Mais peut-être est-ce dû au fait que nous ne connaissons rien au sujet, que nous ne faisons pas la différence entre un artiste réputé et un débutant?

M50
Quelques artistes chinois 
Artzine, le portail d'art contemporain chinois

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