Pour qui? Pour quoi?


A peine arrivée, j'ai eu envie de rédiger et d'illustrer nos découvertes et notre nouvelle vie. Pour ceux que ça intéresse, mais aussi pour nous, des fois que nos mémoires nous jouent des tours.

mercredi 4 décembre 2013

Zhang Yimou a disparu


Un journal basé à Nanjing a publié la semaine passée sur la totalité de sa première page un " avis de recherche " pour le célèbre réalisateur Zhang Yimou, alimentant les spéculations des médias qui affirment que Zhang a sept enfants. Si tel était vraiment le cas, ce serait une grave violation de la politique de planification familiale de la Chine, en vertu de laquelle, même en tenant compte des divorces ou des aventures, toute personne ayant plus de deux enfants est généralement condamnée à une amende.
Des articles des médias disant que Zhang a eu sept enfants avec quatre femmes différentes se sont largement répandus en mai dernier, déclenchant une enquête menée par la Commission de la santé et de la planification familiale de Wuxi, dans la province du Jiangsu, dans l'est de la Chine.

Wuxi se situe dans la province du Jiansu, notre voisin

Chen Ting, qui serait l'épouse actuelle de Zhang, est de Wuxi et aurait eu trois enfants avec lui.
Rappelons-nous qui est Zhang Yimou. Je pense d'abord au cinéma. Il a été accepté de justesse, pour raison d'âge, à l'Université de cinéma de Pékin où il a rencontré Chen Kaige et Tian Zhuangzhuang. Tous trois sont considérés comme les chefs de file de la " cinquième génération ", groupe de cinéastes chinois ayant étudié le cinéma après la Révolution culturelle et qui, influencés par la Nouvelle Vague française, osent revendiquer plus de liberté dans leur création puis évoquer l'héritage maoïste de manière critique. En 1987, il réalise son premier long métrage Le Sorgho rouge (adaptation du Clan du sorgho de Mo Yan) qui remporte l'Ours d'or au Festival de Berlin en 1988. Puis suivent  Judou, Épouses et concubines (adaptation d'un roman de Su Tong), Qiu Ju, une femme chinoise (adaptation d'une nouvelle de Chen Yuanbin) et Vivre ! (adaptation d'un roman de Yu Hua) le font connaître en Occident.  L'actrice Gong Li, qui fut son épouse jusqu'en 1995, joue dans ses sept premiers longs métrages et tourne à nouveau sous sa direction dans la shakespearienne Cité interdite en 2006.



Il change de style avec Tigre et Dragon et Hero.  Il s'agit d'un tournant dans la carrière du cinéaste qui délaisse le cinéma d'auteur pour s'inscrire dans le grand spectacle mâtiné d'effets spéciaux avec ensuite Le Secret des poignards volants et La Cité interdite. On a alors accusé Zhang Yimou de délaisser le cinéma contestataire pour devenir le réalisateur officiel de la RPC.

 
Même quand il filme une ville, les images sont léchées

C'est aussi lui qui est choisi pour concevoir le spectacle de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été de 2008 à Pékin. On peut dire qu'il était bien aimé des autorités.


Selon le journal Beijing News, les autorités de Wuxi n'ont pas encore réussi à joindre le couple et qu'elles ont essayé divers moyens, y compris l'envoi d'une équipe de travail à Beijing pour contacter Zhang. L'équipe de travail n'a pas réussi à trouver l'insaisissable Zhang. Mais le public s'est lui demandé si les autorités locales, apparemment incapables de communiquer avec l'un des hommes les plus célèbres de Chine, ne rechignent pas au travail à cause de la réputation internationale de Zhang. 
Pourtant Zhang tourne un nouveau film...
Pourtant en 2008, il devait déjà avoir quelques enfants...

Pourtant la loi de l'enfant unique est en train de d'être assouplie... mais peut-être pas au point d'accepter sept enfants...
 Hong Yi a construit le portait de Zhang Yimou
en utilisant des chaussettes

Où se planque-t-il ?

lundi 2 décembre 2013

SIDA, vu de la Chine


Voici un large extrait de ce qu'a publié Xinhua (Agence Chine Nouvelle) à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA :

" Le président chinois Xi Jinping a appelé à la prévention légale et scientifique et au contrôle du VIH/SIDA ainsi qu'à divers soutiens sociaux aux porteurs et malades du SIDA. [...] Selon M. Xi, la prévention et le contrôle du SIDA concernent la vie et la santé du peuple ainsi que l'harmonie et la stabilité sociales, et constituent une responsabilité inévitable du Parti et du gouvernement chinois. Le président chinois a exhorté le Parti et les organes gouvernementaux à tous niveaux à intensifier la lutte contre le VIH/SIDA. M. Xi a mis l'accent sur la prévention légale et scientifique et sur le contrôle de la maladie, ainsi que sur la mise en œuvre des politiques de soutien, appelant le public à éliminer la discrimination et à aider à fournir un traitement et un soutien rapides et efficaces aux porteurs du VIH et malades du SIDA. Commentant un rapport soumis par le Comité du Parti communiste chinois (PCC) pour la municipalité de Beijing sur son travail de lutte contre le SIDA, M. Xi a fait l'éloge des progrès de la capitale à cet égard et a exhorté le gouvernement municipal à faire consciencieusement le bilan de son expérience afin de réaliser de nouveaux progrès. [...] "
Nous voilà bien avancés. Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, n'a pas été en reste puisqu'il a " [...] adressé une lettre aux médecins et infirmiers de l’Hôpital You'an de Beijing, un des hôpitaux piliers dans la lutte contre le SIDA, pour les remercier de leurs inlassables travaux et en même temps encourager les séropositifs à continuer de lutter contre cette maladie."

Mon quotidien nous baigne dans un océan de chiffres, entre autres : " A Shanghai, 96% des nouveaux cas sont dus à des rapports non-protégés, dont 60 % dans des relations homosexuelles." Plus loin, je lis que les migrants sont les principaux touchés, alors que les locaux semblent mieux savoir se protéger puisque les taux baissent. Pourtant, les responsables du Planning familial le disent, on se protège moins. Allez savoir...


Il y a quelques temps, j'avais posé la question " Parle-t-on du SIDA dans les écoles ? " Je n'ai reçu que des regards étonnés. Encore une question idiote ! Il me semblerait plus logique d'informer les gosses des risques et des moyens de les éviter plutôt qu'appeler à soutenir les malades et encourager ces derniers à continuer de lutter. L'un n'empêchant pas l'autre !

dimanche 1 décembre 2013

Marathon


Le premier dimanche du décembre c'est le jour du marathon de Shanghai. Il aura fallu que je vive avec un new-(re)born sportif pour que je me lève à 6 heures du matin, une heure après lui qui s'était inscrit, largement influencé par un copain.

Le temps est de la partie, mais avec un taux de pollution plutôt élevé
Des marathons, en Chine, il y en a plusieurs, à Zheng-Kai (Henan), Xinlinhot (Mongolie intérieure), Xiamen (Fujian), Beijing 2 fois, en ville et sur la Grande Muraille, et celui de Shanghai. Si on est large d'esprit, on peut ajouter Hong Kong et Macao.

Le peloton de tête qui passe trop vite pour mon appareil
A Shanghai, il y a plusieurs catégories, marathon complet, demi, 10km et 5km, 35 000 participants qui partent tous à 7 heures du matin du nord du Bund.

Le parcours
S'il y a 35000 participants, 5558 d'en eux sont des étrangers. 40% ont entre 20 et 40 ans. J'en ai vu des beaucoup plus jeunes, des plus âgés aussi.






Elles m'ont dit qu'elles étaient trop âgées pour courir.

















Mais il n'y pas que les sportifs. 4000 policiers sont mobilisés pour assurer la sécurité. Celui à côté de qui je me trouve ne prend pas son boulot à la légère. Dès que je frôle la frêle barrière, il me remets à l'ordre, gentiment mais fermement.





















200 personnes seront au petits soins dans 12 points de premiers secours tout au long du parcours. On distribue 100 000 bouteilles d'eau aux coureurs. 266 WC mobiles sont mis à la disposition de concurrents. 

Il ne faudrait pas rater un appel...


... ou une pause pour la postérité

Les gagnants de l'année passée sont Sylvester Kimeli Teimet (KEN) et Feyse Tadese (ETH), ils avaient battu le record de la course. Le referont-ils cette année puisqu'ils sont de retour ? Un vainqueur gagne US$ 45 000, s'il bat le record de cette course, il ajoute US$ 10 000 et s'il est particulièrement en forme et détient le record du monde du marathon, US$ 100 000 vont encore enrichir son compte en banque. J'écris "il" car je ne sais pas si les femmes gagnent les mêmes montants. 

 

Tout le monde ne cherche pas à inscrire son nom sur les tabelles. Certains y participent pour le plaisir... de participer. Et pour mon plaisir de les regarder.

  

Pour en savoir davantage : http://www1.shmarathon.com/en/home.php

Tous les gens le long du parcours ne sont pas passionnés par le spectacle. En Chine on préfère souvent l'action à la contemplation quand il s'agit de sport...



jeudi 28 novembre 2013

Mille excuses, Chen Yi


Il aura fallu un ami curieux pour me faire réaliser que j'avais attribué la statue ci-dessus à Mao. Je l'avais photographiée pour la glisser fièrement sur la page consacrée au Bund. J'ai remis ça pour la page sur Mao, même statue, autre photo. Alors qu'il ne s'agit nullement de Mao, mais d'un politicien et militaire nommé Chen Yi, un brin moins illustre tout de même. Voyons donc qui est cet homme dont la statue mérite une telle place de choix.

Chén Yì (陈毅) est né le 26 aout 1901 à Lezhi dans le Sichuan et décédé le 6 janvier 1972 à Pékin. Après des études classiques et l'apprentissage du français, il obtient une bourse et il réside en France de 1919 à 1921 comme d'autres dirigeants chinois comme Zhou Enlai et  Deng Xiaoping.  Il étudie la chimie à Grenoble et Lyon et il travaille dans les usines Michelin. C'est à cette époque que Chen Yi adhère au socialisme.

En 1928, il rejoint Mao Zedong dans les montagnes du Jinggang et participe alors à la création de l’armée rouge des travailleurs et des paysans de Chine. Chen Yi s'illustre lors de la Longue Marche et dans la guerre sino-japonaise entre 1937 et 1945. En 1945, il entre au Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et assure le commandement de la troisième armée de campagne de l'Armée populaire de libération. En 1948 et 1949, ses troupes s'emparent de Nankin puis de Shanghai.

Chen Yi à droite en 1943
Il est le premier maire communiste de la ville de Shanghai de 1949 à 1958. Il est promu par Mao maréchal le 27 septembre 1955. En 1958, il succède à Zhou Enlai au poste de Ministère des Affaires étrangères avec lequel il travaille en étroite collaboration.

En 1955
Le 26 septembre 1958, au début de la Grande famine, il écrit dans Le Quotidien du Peuple avoir vu de ses propres yeux un champs de patates douces donnant 7500 tonnes à l'hectare (750 kg par m²). Ce genre de déclaration a contribué aux réquisitions excessives qui ont affamé la paysannerie.

En février 1967, Chen Yi et un autre maréchal critiquent ouvertement la révolution culturelle. Il  est alors violemment pris à parti par les Gardes rouges et écarté du pouvoir et ce malgré la protection de Zhou Enlai. Il garde néanmoins ses titres mais n'en assure plus les responsabilités.

Il mérite donc bien sa statue et je le prie d'accepter toutes mes excuses pour cette lamentable erreur.


Adapté de Wikipedia

dimanche 24 novembre 2013

Le lotus rose


Ce n'est pas souvent que je m'intéresse aux arbres et aux plantes. Bien sûr que je les vois, que je les admire, que je les photographie. Mais c'est vrai, peu de plantes ont trouvé le chemin de mon blog, juste les incontournables platanes qui font partie de notre décor quotidien.

En juillet, dans un jardin à Suzhou
Aujourd'hui, j'ai décidé que les lotus devaient figurer sur ce blog. Il faut que je précise qu'avant de venir en Asie, je n'avais jamais vu de lotus, à part...


Maintenant, je me suis rachetée, les lotus sont partout. Dès qu'il y a un coin de terrain vert avec plan d'eau, hop, il y des lotus. C'est la fin de la saison pour les lotus, ils sèchent, ils pourrissent, avalés par leurs plans d'eau, mais ils m'ont ravie depuis mai. Ils méritent bien un hommage.

En octobre sur le Lac de l'Ouest à Hangzhou

Le lotus est une herbacée rhizomateuse aquatique, vivace grâce à sa tige en rhizome spongieux, épais, ramifié, portant des tubercules fixés dans le fond de l'étang. Ses feuilles arrondies, peltées, pouvant mesurer jusqu'à 50 cm de diamètre, sont soit flottantes, planes, soit érigées jusqu'à 75 cm au-dessus de l'eau, en forme de coupe. Bien qu'elle préfère des eaux peu profondes, la plante peut survivre jusqu'à 2,4 m de profondeur. Les fleurs, de couleur blanc rosé, sont grandes, de 15 à 30 cm de diamètre, et comportent une vingtaine de pétales. Elles ont aussi la propriété d'être thermorégulatrices. Elles peuvent générer de la chaleur afin de maintenir une température oscillant entre 30 °C et 36 °C pendant la période de pollinisation. Il s'agirait peut-être d'un mécanisme pour attirer les insectes pollinisateurs. Le fruit composé est constitué par le réceptacle floral charnu ; il ressemble à une pomme d'arrosoir comptant de 15 à 20 alvéoles renfermant chacune un akène de la taille d'une petite noisette.


C'est une plante ornementale; la couleur des fleurs varie du blanc pur au carmin rosé selon les variétés. Les faux fruits séchés, en forme de pomme d'arrosoir, entrent dans la composition de bouquets secs. C'est également une plante médicinale, utilisée en cosmétique.



Les fleurs, les graines, les jeunes feuilles et les rhizomes, ainsi que les pédoncules, sont tous comestibles. En Asie, les pétales sont parfois utilisés comme garniture alors que les grandes feuilles rondes servent d'assiette. Le rhizome, assez fibreux et insipide, est utilisé comme légume. On l'appelle liánǒu (莲藕). On peut en extraire une fécule servant à préparer des potages, le cuire à l'eau et l'ajouter à des soupes, le faire frire, sauter ou braiser. Les pétales, les feuilles et les rhizomes peuvent aussi être mangés crus, mais il y a un risque de transmission de parasites , c'est pourquoi il est recommandé de le consommer cuit.


Les Chinois savent depuis longtemps que les rhizomes de lotus sont excellents pour la santé. Les étamines peuvent être séchées pour en faire une tisane parfumée appelée liánhuā cha (蓮花 茶). Les graines de lotus, appelées liánzĭ (莲子), sont polyvalentes, elles peuvent se manger crues, grillées comme des châtaignes, séchées et éclatées comme du maïs soufflé. Elles peuvent être bouillies et réduites en pâte pour faire une soupe sucrée. En y ajoutant du sucre, la pâte de graine de lotus devient un des ingrédients les plus courants de pâtisseries telles que les gâteaux de lune. Il existe différentes sortes de racines à 5,7,9 et 11 trous, qui sont plus adaptées à différents plats.  Celles à 7 trous sont plus douces, pour faire des purées ou pour mettre dans les soupes. Celles à 9 trous sont plus croquantes et sont plus adaptées à une cuisson sautée.


Je viens de lire tous ces détails sur Wikipedia et je dois avouer que je n'avais jamais compté le nombre de trous des rhizomes dans mon assiette. Maintenant je sais qu'ils étaient croquants et délicieux !

mercredi 20 novembre 2013

A table !


 " Le riz ne peut jamais être trop finement moulu, et la viande trop finement émincée. Il ne faut pas manger la viande passée ni celle qui a changé de couleur ou d’odeur. Il ne faut pas manger les aliments crus. Il ne faut pas manger la viande abattue en dehors des règles, ni celle servie sans assaisonnements. Lors des banquets, il ne faut pas proposer plus de viandes que de riz. Il faut abondance de vin sans que l’on s’enivre. Il ne faut pas manger les viandes ou boire les vins offerts dans la rue. Après avoir mangé, consommez un bout de gingembre pour rincer la bouche. "


Mieux vaut tard que jamais, je dois absolument aborder les bonnes manières à table. Je sais, il est parfois étonnant de savoir qu'il y a des règles quand on entre dans un restaurant invariablement bruyant à l'heure des repas.


Les baguettes
Pour les Chinois, les baguettes sont sacrées. Selon l'étiquette, il faut tenir les baguettes à leur milieu. Ceux qui les tiennent trop au-dessus sont considérés comme arrogants alors que ceux qui les tiennent au-dessous passent pour malotrus. Par ailleurs, il est aussi déplacé d'appuyer le bout des baguettes sur la table pour les égaliser ou de les garder dans sa bouche lorsqu'elles ne portent plus d'aliments. On ne les plante pas à la verticale dans un plat de riz, ce qui signifierait qu'on souhaite la mort de ceux qui sont autour de la table.  On ne joue pas non plus avec ses baguettes, on ne les utilise pas pour jouer du tam-tam ou pour indiquer un objet ou une personne, c'est grossier. Inutile aussi de les employer pour tapoter sur son assiette afin d'indiquer que l'on s'impatiente.


Les plats
Il n'y a pas d'ordre! On commande, on partage. Pour nous, laowai, c'est toujours un peu frustrant de ne recevoir qu'une seule carte des mets pour toute la tablée. Le personnel des restaurants semble trouver que nous prenons beaucoup de temps pour nous décider. Les nouilles, les jiaozi et baozi (raviolis) arrivent toutefois en dernier. Le riz aussi. Son rôle n'est pas d'accompagner les plats en sauce, mais de compléter le repas, si on avait encore une petite faim. Il n'est pas rare qu'il soit oublié. Lorsque l'on mange du poulet, c'est tout à fait acceptable de cracher les os sur la table, à la droite de son assiette. C'est grossier de ne pas toucher à certains plats. Si certains ne nous conviennent pas , on se sert quand même. On finit tout le reste dans son assiette et on laisse ce que l'on n'aime pas. C'est acceptable puisque laisser de la nourriture indique qu'on a assez mangé. En général, il y a beaucoup plus de plats qu'on trouverait sur une table occidentale. Il s'agit pour un hôte ou une hôtesse de démontrer son sens de l'hospitalité. Dans un restaurant, les Chinois repartent souvent chargés de boîtes (da bao 打包) contenant leurs restes. 


Tchin-tchin
Lorsque l'on trinque avec ses compagnons, il faut s'assurer que le bord de son verre est situé au-dessous de celui d'une personne plus âgée ou plus importante pour leur montrer du respect.


Au restaurant
Les Chinois invitent peu chez eux. Les fêtes de famille, les anniversaires, les invitations ont souvent lieu au restaurant. La famille ou le groupe est reçu dans une pièce privée.


Repas officiel
Il faut faire attention de ne pas s'asseoir n'importe où. La table est généralement ronde et l'hôte principal se place face à la porte d'entrée tandis que l'hôte secondaire (sa femme, par exemple) se place face à lui et s'occupe de donner les instructions au serveur et d'aider ce dernier à poser les plats sur la table. Aux côtés de l'hôte principal sont placés les invités d'honneur, l'invité le plus important à sa droite, et le deuxième plus important à sa gauche. À la droite de l'invité le plus important se trouve le troisième invité le plus important. En face de ce dernier ou à gauche du deuxième plus important, s'installe le quatrième plus important et ainsi de suite. Lorsque tout le monde est assis, personne ne bouge ! Tous les gestes du repas doivent être inaugurés par la personne la plus haute placée. Ainsi, il faut attendre que l'hôte principal prenne ses baguettes avant de prendre les siennes, qu'il avale une bouchée ou boive une gorgée de vin avant d'en faire autant. Il ne faut pas aborder les thèmes liés au travail en début de repas. 

Une table ronde avec, en son centre, un plateau tournant

Enfin...
Puisque les Chinois considèrent les plaisirs de la table comme légitimes, ils ont tendance à se laisser aller pendant le repas. Les convives sont généralement libres et décontractés, et les maladresses à table n'attirent pas des regards réprobateurs. Si un invité renverse un plat de sauce, ou laisse tomber ses baguettes, tous considèrent l'incident comme tout à fait normal. On ne s'affole jamais, et peut même poursuivre sa conversation. Roter ? Pas de problème. Tout comme de manger la bouche ouverte ou parler la bouche pleine !

Pour d'autres conseils : http://www.chine-informations.com/guide/categorie-habitudes-et-mannieres-de-table-20.html

dimanche 17 novembre 2013

Des paniers de billets


Dans la province voisine du Zhejiang, quand il est question de mariage, on ne lésine pas sur les cadeaux. De tout temps, on a offert des cadeaux pour célébrer l'union de deux personnes, de deux familles, de deux clans. De nos jours, un cadeau bien apprécié est une enveloppe rouge dans laquelle ont été glissés quelques billets, dont le montant représente un multiple de 8, puisque c'est un chiffre porte-bonheur.


Les Haung ne plaisantent pas quand il est question de respecter les traditions. Prenons Meng, le fils, 27 ans. Pour lui, déclarer sa flamme a pris une forme très matérielle. Il a fait envoyer à sa belle 18 paniers de bambou remplis de billets, 8.88 millions de yuans ($1.45 million), pesant plus de 102 kilos. Pour la livraison, il a engagé 18 personnes, un convoi de véhicules de luxe mené par une Maserati version sport. Sans surprise, la famille de Lin Sun, qui s'appelle aussi Haung a accepté ce cadeau.


 Les deux tourtereaux, qui ont été présentés par des amis communs,  se connaissent depuis 3 mois déjà.


Les réseaux sociaux se sont emparés de cette histoire:  " Epouse-t-on une femme ou l'achète-t-on ? " ou " Si c'était une histoire d'amour, une telle extravagance serait bien inutile." J'ai découvert un mot qui caractérise ces nouveaux riches : tuhao (= rustre riche). Tuhao s'applique à ces gens riches, mais  peu distingués des campagnes qui dépensent leur argent de manière outrancière. On l'a beaucoup utilisé quand le nouvel iPhone doré est sorti récemment, le préféré des jeunes Chinois. On a parlé d'or tuhao.